Étude

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Le Brexit ravive l’attachement des Français à l’Union européenne

CSA / La Croix

Au lendemain du Brexit, les Français apparaissent opposés à un référendum sur une sortie de la France, comme à une sortie elle-même. La part de ceux qui souhaitent une accélération de la construction européenne croît de 11 points.

Le Brexit est une « mauvaise chose », juge une majorité de Français, d’abord pour la Grande-Bretagne (60 % des sondés), mais aussi pour l’Union européenne (55 %). Ses conséquences sur la France sont moins nettes : une moitié de Français seulement pense que le Brexit est une mauvaise chose pour leur pays.

Deuxième enseignement : 55 % des sondés ne souhaitent pas être consultés pour ou contre une sortie de la France de l’Union Europenne. « D’habitude, quand on pose une question sur le référendum, le « oui » est très majoritaire, observe Julie Gayot, Directrice adjointe du pôle Society chez CSA.  Là, on sent que les Français ne veulent pas prendre le risque d’une consultation : le « non » au référendum de 2005 sur le traité constitutionnel est aussi encore dans toutes les têtes. » .

Si la question était posée, les Français voteraient en outre massivement pour rester dans l’Union, à 61 %. « Ce chiffre est net, même s’il masque des lignes de fracture profondes et historiques dans l’opinion », commente Julie Gayot. Les partisans d’un maintien dans l’Union se trouvent chez les cadres, les diplômés, les jeunes et les séniors. En face, le camp des europhobes reste composé des ouvriers, des moins diplômés et des sympathisants du Front National.

Enfin, le groupe de ceux qui souhaitent que la construction européenne « s’accélère » croît de 11 points.

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