Plus de la moitié des Français envisagent de réduire le budget consacré à leurs vacances d'été.
Plus de la moitié des Français (51%) pensent réduire le budget qu'ils consacrent à leurs vacances d'été cette année par rapport aux années précédentes. A l'inverse, seuls 16% pensent l'augmenter et 26% déclarent spontanément qu'ils ne vont ni l'augmenter, ni le réduire. Toutes les catégories de la population envisagent cette année majoritairement de se serrer la ceinture pendant la période estivale.
Dans le détail, on constate que ce sont les jeunes de 18 à 24 ans qui sont les plus enclins à prévoir une dépense plus élevée pour leurs vacances cette année que les années précédentes (34%, contre 43% qui pensent réduire leur budget). Mais cela tient sans doute davantage au fait qu'une partie d'entre eux accède au marché du travail et prend désormais en charge cette dépense.
Autre constat, les membres des catégories populaires se déclarent davantage susceptibles de réduire leur budget vacances que les membres des catégories supérieures (61% contre 51%). Par ailleurs, ce sont les salariés qui comptent le plus réduire leur budget (56%), bien plus que les étudiants (38%) ou les retraités (47%). Ce sont donc les catégories les plus fragilisées par la baisse du pouvoir d'achat qui se déclarent contraintes de rogner sur les dépenses consacrées habituellement aux vacances d'été.
Les sympathisants du MoDem et de l'UMP semblent moins touchés que les autres répondants par ce mouvement : en effet, seuls 44% des premiers et 41% des seconds pensent se restreindre pour le budget de leurs vacances d'été, contre 57% des sympathisants de gauche, sans doute davantage atteints par la morosité ambiante.
Les Français, dans la période actuelle marquée par la question de la baisse du pouvoir d'achat, sont dans une attitude plutôt prudente en matière de dépenses liées aux vacances, se prononçant surtout pour une restriction du budget de l'an dernier et, dans une dimension moindre, pour la reconduction de celui-ci.