Le Président au rendez-vous des Français.
Deux mois après son élection, la présidence ADSL de Nicolas Sarkozy qui est sorti du blocage européen, qui s'expose dans la mise en place des réformes, peaufine les arbitrages et poursuit l'ouverture à des socialistes ou jeunes femmes issues de l'immigration, répond aux attentes des pays. La confiance à son égard pour « affronter efficacement les principaux problèmes du pays » progresse de six points et concerne deux Français sur trois ( 65%). Désormais, hormis les sympathisants de gauche, son capital de popularité est majoritaire dans toutes les catégories de Français. Il recueille des scores importants aussi bien dans les classes moyennes que populaires, parmi les actifs et ceux qui le sont pas, les diplômés et les sans diplôme, les urbains et ruraux, les hommes comme les femmes… tout juste les jeunes et les étudiants mesurent-ils plus chichement leur confiance.
Son Premier ministre François Fillon qui lors de son discours de politique générale s'appliqua, dans la foulée présidentielle, à illustrer les chantiers gouvernementaux bénéficie de l'aura de la geste de Nicolas Sarkozy. Il progresse également de six points et recueille la confiance de 56% de nos compatriotes. Seuls les jeunes et les sympathisants de gauche sont réservés.
La surexposition du Président est vécue comme un gage de responsabilité quand les derniers hôtes de l'Elysée semblaient s'irresponsabiliser en mettant entre eux et le pays un Premier ministre fusible ou des justifications bruxelloises. Nicolas Sarkozy continue à être Bonaparte et les Français ne souhaitent pas qu'il devienne Napoléon. Tel est le ressort du lien présidentiel avec le pays. La rupture est d'abord affaire de volontarisme politique. L'appui de l'Opinion viendra de la cohérence perçue entre l'action gouvernementale et le projet présidentiel tel que les Français l'avait imaginé lors de la campagne. La geste sarkozienne n'est pas seulement affaire de style, elle devient alors une nécessité politique.
Stéphane ROZES
Directeur Général de CSA
Directeur du Pôle opinion, image et stratégies
Maître de conférences à Sciences Po Paris